Junior Bridgeman a joué en NBA dans les années 1970 et 1980, à une époque où les salaires n'avaient rien de comparable avec ceux d'aujourd'hui : de l'ordre de 350 000 dollars par saison à son sommet. Plutôt que de dépenser l'intégralité de ses revenus de joueur, il a choisi d'investir très tôt dans l'immobilier commercial et la restauration rapide, en devenant franchisé.
Il a d'abord acquis des franchises Wendy's, avant d'étendre son portefeuille à d'autres enseignes comme Chili's, puis de diversifier ses investissements vers l'immobilier commercial et l'embouteillage de boissons. Cette stratégie de long terme, fondée sur la propriété d'entreprises rentables plutôt que sur des paris financiers spéculatifs, a permis à sa fortune de croître très largement au-delà de ce que son salaire de joueur aurait pu générer seul.
Son parcours est aujourd'hui régulièrement cité comme un contre-exemple aux nombreuses histoires de faillites sportives : la même discipline qui fait un bon joueur : patience, constance, choix rigoureux : appliquée aux affaires, sur plusieurs décennies plutôt que quelques années, a produit un résultat très supérieur à celui de nombreux joueurs bien mieux payés que lui.
Ce qu'il faut en retenir
- Un salaire de sportif modeste, bien investi tôt et sur la durée, peut produire un résultat supérieur à un gros salaire mal géré
- La propriété d'entreprises rentables (franchises, immobilier commercial) offre une croissance plus prévisible que des paris financiers spéculatifs
- La discipline développée dans le sport de haut niveau est directement transférable à la gestion d'un patrimoine sur plusieurs décennies
