Mathieu Flamini, milieu défensif reconnu pour sa carrière notamment à Arsenal, s'est distingué après sa carrière par un projet entrepreneurial très éloigné du monde du football : la cofondation de GF Biochemicals, une entreprise développant des alternatives durables aux produits dérivés du pétrole, en partenariat avec une équipe de scientifiques.
Ce choix s'inscrit dans une logique différente de la plupart des reconversions sportives orientées vers l'immobilier, la restauration ou les médias : Flamini a misé sur un secteur technique et capitalistique, la chimie industrielle durable, nécessitant un investissement de long terme et une expertise scientifique externe à ses compétences de joueur.
Si le succès financier précis de cette entreprise reste difficile à chiffrer publiquement avec certitude, son cas est régulièrement cité comme un exemple de reconversion réussie dans un secteur entièrement différent du sport : une stratégie plus risquée qu'investir dans des secteurs plus familiers, mais qui illustre qu'une reconversion peut aussi s'appuyer sur une conviction personnelle forte plutôt que sur la facilité.
Ce qu'il faut en retenir
- Une reconversion peut s'appuyer sur une conviction personnelle et un secteur totalement étranger au sport, à condition de s'entourer des bonnes compétences
- S'associer à des experts du secteur visé (ici des scientifiques) compense l'absence de compétence technique personnelle
- Diversifier vers un secteur à cycle long (industrie, recherche) demande une patience financière différente de celle d'un investissement immobilier classique
