Blaise Matuidi, champion du monde avec l'équipe de France en 2018, effectue ses tout premiers investissements alors qu'il est encore joueur au Paris Saint-Germain, à seulement 27 ans. Une décision qu'il assume comme précoce, mais délibérée : plutôt que d'attendre la fin de sa carrière : qui n'interviendra qu'en 2022, après un passage à la Juventus puis à l'Inter Miami : il commence à se familiariser avec l'univers de l'investissement pendant qu'il est encore en activité.
En mars 2022, quelques mois avant d'annoncer officiellement sa retraite sportive, il lance avec Ilan Abehassera son propre fonds d'investissement baptisé Origins, dédié au financement de start-up technologiques et de projets B2C en Europe et aux États-Unis. Le fonds s'est depuis étoffé jusqu'à réunir environ 90 membres, dont une cinquantaine d'anciens sportifs de haut niveau, et a participé à des investissements aux côtés d'autres fonds fondés par des athlètes, comme Thirty Five Ventures du basketteur Kevin Durant.
En 2025, Matuidi franchit une nouvelle étape en participant à une levée de fonds de 5 millions d'euros pour Playse, une plateforme utilisant l'intelligence artificielle pour proposer du coaching et de l'analyse de performance aux joueurs amateurs et aux clubs. Il compare volontiers l'entrepreneuriat au sport de haut niveau : anticiper, s'adapter, se relever après un échec, et maintenir une discipline constante : une continuité assumée entre ses deux carrières.
Ce qu'il faut en retenir
- Commencer à s'investir dans la gestion de son patrimoine dès le milieu de carrière, et non à son terme, laisse le temps d'apprendre par la pratique
- S'entourer d'un réseau d'autres sportifs déjà engagés dans l'investissement (ici un fonds à 50 % composé d'anciens athlètes) permet de mutualiser expérience et opportunités
- La discipline et la capacité d'adaptation développées dans le sport de haut niveau sont directement transférables au monde entrepreneurial
