Tony Parker commence à s'intéresser à la gestion de son patrimoine dès l'âge de 23 ans, encore en plein cœur de sa carrière aux San Antonio Spurs, où il a cumulé environ 160 à 170 millions de dollars de salaire sur l'ensemble de sa carrière NBA. Plutôt que d'attendre la fin de sa carrière sportive pour y penser, il commence à structurer ses investissements bien avant sa retraite, prise en 2019.
Son opération la plus emblématique reste le rachat de l'ASVEL Lyon-Villeurbanne, club de basket qu'il acquiert pour environ 2 millions d'euros en 2014. Sous sa présidence, le club professionnalise sa structure, remporte plusieurs titres de champion de France, et voit sa valorisation grimper à environ 40 millions d'euros selon les estimations les plus récentes. Parker centralise l'ensemble de ses activités entrepreneuriales : immobilier, viticulture, tourisme, académies de formation : au sein d'une holding, Infinity Nine Group, qui emploierait environ 300 personnes.
Le parcours n'est pas sans embûches : en 2025, l'ASVEL a dû faire face à un déficit de plusieurs millions d'euros, nécessitant une recapitalisation à laquelle Parker a personnellement contribué à hauteur de plusieururs millions d'euros. Un rappel utile que même un actif entrepreneurial réussi sur la durée peut traverser des passages difficiles, nécessitant des injections de capital supplémentaires pour être sécurisé.
Ce qu'il faut en retenir
- Commencer à structurer ses investissements pendant la carrière active plutôt qu'à la retraite laisse le temps d'apprendre et d'ajuster
- Un actif détenu sur longue durée (10 ans pour l'ASVEL) peut voir sa valeur multipliée, mais suppose un engagement de gestion actif et continu
- Même une réussite entrepreneuriale reconnue peut nécessiter des recapitalisations ponctuelles : la solidité d'un patrimoine ne dispense pas de suivi régulier
