Au sommet de sa carrière, Mike Tyson comptait parmi les athlètes les mieux payés au monde, avec des bourses atteignant environ 30 millions de dollars pour un seul combat. Ses gains cumulés sur l'ensemble de sa carrière sont estimés à environ 400 millions de dollars entre bourses et contrats publicitaires.
En août 2003, il dépose pourtant le bilan, avec une dette déclarée de l'ordre de 23 à 27 millions de dollars : dont une partie importante due à l'administration fiscale américaine. Les rapports de l'époque pointent un train de vie hors norme : plusieurs manoirs, dont une propriété de 52 pièces dans le Connecticut avec boîte de nuit et casino privés, une flotte de voitures de luxe, jusqu'à des tigres du Bengale comme animaux de compagnie.
Il poursuivra par ailleurs son ancien promoteur pour environ 100 millions de dollars, l'accusant d'avoir profité de sa situation lors de la négociation de ses contrats. Que cette action ait ou non abouti, l'épisode illustre un problème récurrent chez les sportifs devenus riches très jeunes : la dépendance à des intermédiaires dont les intérêts ne sont pas toujours alignés avec les leurs.
Ce qu'il faut en retenir
- Un revenu élevé ne suffit pas sans discipline budgétaire
- Le train de vie a tendance à suivre, voire dépasser, la hausse des revenus
- L'indépendance et la qualité des conseils (financiers, juridiques) sont déterminantes
