Phil Vickery a été l'un des piliers de l'équipe d'Angleterre championne du monde de rugby en 2003, avec 73 sélections et le brassard de capitaine à plusieurs reprises. Sa carrière sportive, remportée avec Gloucester puis les Wasps, s'est achevée en 2010 sur blessure. Il s'est ensuite tourné vers l'entrepreneuriat et les médias, notamment en lançant la marque de vêtements Raging Bull.
En février 2024, à 48 ans, Vickery a été déclaré en faillite personnelle après avoir déposé lui-même une demande auprès du régulateur britannique. La cause n'était pas un train de vie de sportif, mais sa société de conseil, Vix Limited, placée en liquidation : il lui devait personnellement près de 98 000 £, et la société avait elle-même 71 000 £ de dettes fiscales impayées (TVA, charges sociales) envers l'administration britannique.
Son cas illustre un risque spécifique aux reconversions : la responsabilité personnelle qu'un ancien sportif peut engager en créant sa propre structure, bien après la fin de sa carrière : un risque totalement différent de la gestion d'un simple salaire de joueur, et qui nécessite un accompagnement juridique et comptable dédié.
Ce qu'il faut en retenir
- Une faillite personnelle peut survenir des années après la fin de la carrière sportive, via une activité entrepreneuriale distincte
- Créer sa propre société implique une responsabilité financière différente de celle d'un salarié : à ne pas sous-estimer sans conseil dédié
- Un bon accompagnement comptable reste utile bien après la retraite sportive, pas seulement pendant la carrière active
